L'heritage colonial des îles Comores a été très lourd. Les écoles, les hôpitaux, les routes ont été réalisées après l'indépendance. L'instabilité chronique des
institutions, une certaine négligence des autorités locales, la mauvaise gestion de la chose publique, la corruption et 'aide, pour le moins maladroit de la coopération bilatérale et
multilatérale, n'ont pas permis, une fois le pays indépendant, de creer les conditions d'un décollage économique.
L'indice de développement humain (IDH) place l'Union des Comores a la 133e sur 177 pays en 2006. Le revenu par habitant est estime a 480$ en 2005 inférieur a la moyenne pour l'Afrique
Subsaharienne (510$). La majorité de la population vit dans la pauvreté (60%) et un taux de chômage avoisinant les 80%. La plus grande partie de la population est rurale et vit de la culture
vivrière ou de la pèche qui demeurent des activités de subsistance et le secteur étant encore embryonnaire. Le pays exporte néanmoins de la vanille, des huiles d'ylang ylang et du girofle.
Les ruptures de stock de produits pétroliers, des produits de premier nécessité comme le riz, la viande, la farine, le sucre, le lait, l'huile et la crise d'énergie sont
récurrents. La hausse du prix du baril de pétrole, la hausse des prix des denrées alimentaires dans les marches mondiaux et les arrières de salaires des fonctionnaires (6
mois) a accentue la crise économique. Le pays se trouve aujourd'hui très appauvri et l'économie est dans l'impasse. Nous croyons que des opportunités de relance existent et
reposent sur le couple agriculture-tourisme, mais aussi sur une volonté réelle de la part du gouvernement de relancer le secteur prive.